La langue de l'Egypte ancienne avait un vocabulaire varié et une syntaxe précise. Elle était écrite en hiéroglyphes, en hiératique et en démotique. Les Egyptiens tentèrent d'écrire leur langue en se servant de certaines lettres grecques ; c'est ainsi que naquit le copte. Par la suite, ce dernier fut remplacé par l'arabe. Les écritures coufique et naskh évoluèrent lorsque l'arabe devint la langue nationale de l'Egypte.
La langue de l'Egypte ancienne appartient à la famille des langues afro-asiatiques mais elle commença à se former avant que les ramifications africaines et asiatiques ne commencent à développer leur groupement séparé actuel.
Le système d'écriture de base de l'Egypte ancienne se présentait sous la forme de hiéroglyphes. Ces signes pouvaient être utilisés pour écrire les termes qu'ils représentaient ou pour épeler les sons des mots.
L'écriture hiératique était un style d'écriture cursive qui était principalement utilisé pour les textes religieux. Les textes encore existants présentent généralement une calligraphie soignée pour les textes religieux ou littéraires et une forme cursive abrégée pour l'écriture rapide.
L'écriture démotique est devenue l'écriture de tous les jours pour les anciens Egyptiens. Elle a été développée à partir de l'écriture hiératique et était utilisée pour les textes religieux ainsi que pour les documents commerciaux.
Cherchant à noter l'égyptien au moyen de l'alphabet grec, le copte se développa à l'époque pré-chrétienne. Précisons que le copte est émaillé de lettres démotiques.
L'ancien égyptien a été adapté en copte lorsqu'il commença à être écrit avec des signes alphabétiques grecs et sept signes démotiques pour représenter les sons qui n'existaient pas en grec.
L'arabe entra en Egypte au début du septième siècle après Jésus-Christ/ premier siècle de l'Hégire, grâce à la diffusion de l'Islam. La prédominance de cette langue se renforça lorsque les Coptes furent contraints de l'apprendre afin de conserver leur emploi au sein du gouvernement.
L'écriture arabe est divisée en styles différents, à savoir le coufique et le naskhi. Le coufique fut le premier dont on se servit pour transcrire le Coran. Quant au naskhi, de nature plus artistique, il fut utilisé pour orner des mosquées célèbres.